lundi 14 janvier 2008

Du Noël dont je rêve



Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter mes meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Je me rends compte que j'ai un peu délaissé ce blog durant les dernières semaines. Je dois l'avouer, un surcroit de travail en est la cause. Néanmoins, à plusieurs reprises, quel n'a pas été, en cette période de Noël, mon envie de prendre le clavier afin de déposer un petit post.

En effet, Noël est une période qui allie le meilleur comme le pire.

A Noël, les villes s’illuminent tout autant que les yeux des enfants devant les vitrines des magasins, décorés pour l’occasion. Noël est comme une trêve. On se pose quelques instants autour de la table familiale. La bonne humeur est de rigueur, étayée par quelques souvenirs émus d’un passé enluminé d’insouciance et de simplicité.

Mais au-delà de cette vision angélique des choses Noël est aussi la période des excès et des gâchis. On mange trop, on boit trop et on consomme trop. Comme chaque année, la période de Noël voit arriver ses mercenaires de la carte bleue. On la fait chauffer la carte. Parfois même flamber. Les magasins sont assaillis de toutes parts par des consommateurs en furie qui dévalisent les rayons avec la rage.

Cette année encore, les places se sont parées de leurs petits chalets. Les grands magasins ont revêtu leurs plus belles vitrines et nous nous sommes engouffrés dans ses temples de la consommation.

Suivant le courant actuel, les Noëls éthiques et Ecolos ont rejoint les rangs des marchés artisanaux (je parle là des vrais marchés artisanaux, avec des produits faits maison et pas les petits jouets en bois « tellement traditionnels » made in china). Espérons que cette recrudescence ait eu un impact sur certains acheteurs qui se seront transformés, l’espace d’un Noël, en consom’acteurs.

Par ailleurs, nombreux ont étés les sites et blogs à proposer des solutions alternatives quand aux gestes que l’on peut adopter en cette période de fête. Une démarche a retenu mon attention, entre autre, un site prônant d’autres manières d’emballer ses cadeaux avant de les déposer au pied du sapin. Cela éviterait bien des montagnes de papier cadeaux éventrés puis jetés.

Malgré cette évolution positive, je reste un peu sur ma faim…

En effet, qu’est ce que Noël ? A l’origine, c’est une fête chrétienne commémorant la naissance du Christ. Pour ma part, n’étant pas chrétien, je ne me réjouis pas spécialement de l’arrivée sur terre dudit prophète. Néanmoins, certaines valeurs liées à cette fête me touchent. Le fait de s’entourer de ses proches, de profiter de ceux-ci, d’offrir et de recevoir.

Aujourd’hui, c’est une journée mondiale de la consommation ayant pour emblème rien moins qu’un gros monsieur aux couleurs d’une marque de Soda bien connue. Tout comme Pâques, la St Valentin ou encore, plus récemment, Halloween.

Je dois l'avouer, c'est agréable de se lever et d'admirer sous le sapin que vos proches ont pensé à vous. Mais n'avons nous pas perdu l'esprit de Noël.

Le Noël dont je rêve n’est pas une ode à la consommation de Masse.
Le Noël dont je rêve n’est pas sponsorisé pas Coca-Cola.
Le Noël dont je rêve n’est pas qu’un échange de cadeaux
Le Noël dont je rêve, c’est simplement partager du temps avec ses proches

vendredi 30 novembre 2007

De la décroissance…



Hier soir, l’APCOM organisait une table ronde concernant le développement durable & la communication. A la fin de celle-ci, une question me brulait les lèvres : « comment concilier développement durable et croissance ? ».

Lecteur occasionnel du journal « la Décroissance », sa ligne éditoriale m’a amené à m’interroger quant à notre rapport à la consommation. Il y a peu, un article me rappelait que si les 6 milliards d’humains de notre « bonne vieille terre » consommaient (et gâchaient) comme un européen, il faudrait 3 planètes comme la notre pour répondre aux besoins générés. Par ailleurs, critères et modes de consommation évoluent.

Depuis quelques années nous avons pu remarquer des changements dans les critères de consommation. Ainsi, près de 20% de la population ne raisonne plus uniquement en termes de pouvoir d’achat, mais de responsabilité. Les modes de production, la politique sociale, environnementale sont des « plus-produit ».

Avec l’avènement de l’internet nouvelle génération, un internet coopératif, nous nous retrouvons confrontés à une population surinformée (forums, comparateurs, critiques, etc…). Le consommateur achète un produit en connaissance de cause. Ainsi, une politique de développement durable est de plus en plus un devoir. Les entreprises ne peuvent plus se contenter de postures. Elles doivent prouver et être cohérentes dans leur démarche sous peine d’un retour de bâton immédiat.

Cette technologie démocratise aussi des comportements jusque là marginaux. On est dans le Do it Yourself, l’achat d’occasion, le « tout gratuit » (mp3, films, téléphonie, …). De nouveaux systèmes de troc voient le jour. On se regroupe en communauté et s’échange les « bons plans » du moment.

Ainsi, l’achat compulsif laisserait-il place à l’achat raisonné ? Certaines marques, comme Camper, n’hésitent pas à communiquer dans ce sens avec des slogans tels que : « if you don’t need it, don’t buy it ».

Comment les entreprises réagissent-elles? Tout d'abord par une nouvelle politique marketing. Ainsi, le « marketing à Papa », qui consistait à s'adresser aux masses en essayant de vendre un seul et même produit est passé a un marketing de différenciation, ou plus exactement de distinction. On s'adresse à vous. Personnellement. Tout au moins, il faut que vous le pensiez. On cherche à vous convaincre de l’utilité de votre achat étant donné votre mode de vie, vos centres d’intérêt, vos valeurs (ex : les sites d’e-commerce qui vous conseillent tel ou tel produit, les nouvelles campagnes de mailing/emailing, etc…). Bref, on traque le consommateur et ses comportements. Et il change souvent de comportement le consommateur. Face à cette volatilité, le buzz marketing connait son avénement. Mais celui-ci n'est-il pas en contradiction avec le développement durable? 

N'oublions pas la préoccupation première des entreprises : vendre, et toujours plus. Leur évolution vers le développement durable, synonyme d'optimisation des ressources, de diminution des déchets et de consommation raisonnée, est-elle compatible avec cette logique de profit?

Imaginons la communication et le marketing de demain en accord avec le développement durable.

mardi 27 novembre 2007

De la Culture OGM contre la faim dans le monde


Les OGM, c’est mal !!
« Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme...
En variant le ton, - par exemple, tenez
Agressif : « Moi, monsieur, si j'avais de tels pieds,
Jamais je n’aurais permis qu’on me les mutasse ! »
Amical : « Si vous tenez à ce qu’une loi passe
Quel avantage nous venterez vous pour cette grappe ! »
Descriptif : « La nature !... Génétique !... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?... c’est une révolution ! »
(Désolé Edmond…)

Ce WE, France Inter diffusait une émission des plus intéressantes ou deux éminents scientifiques (Albert Jacquard et Jacques Testard pour ne pas les citer), ont abordé du haut de leur sage connaissance le sujet des OGM.

On entend ici et là que nos ressources s’épuisent. Que nous n’aurons pas de quoi nourrir la planète. Et donc que les OGM sont un espoir pour éradiquer la famine dans le monde. Monsanto, principal acteur des semences génétiquement modifiées, surfe même sur cette peur à travers son slogan : « Food, Health, Hope ».

Or, comme le soulignait le Professeur Testard, nous avons de quoi nourrir les 19 milliards d’individus à venir … à condition de changer nos modes de consommation et de distribution. Aux USA, 50% des produits alimentaires sont jetés. Plus près de chez vous, vous trouverez dans les poubelles de votre boulanger préféré du pain frais (souvent aspergé de produits toxiques pour que l’on ne puisse pas se servir !).

Face à ce gâchis, un mouvement a d’ailleurs vu le jour aux USA: les freegan (comprenez Free Vegan) qui se nourrissent uniquement de légumes … récupérés au milieu des ordures !

Bref, les OGM ont vraisemblablement un rôle à jouer mais sûrement pas celui de sauver le monde de la famine…

vendredi 16 novembre 2007

Du marketing Responsable


Commençons par rendre à César ce qui est à César et remercions Anne-Claire Guellec pour cette petite trouvaille très intéressante : "Talk the walk".
Cette étude est une mine d'information pour qui veut produire, marketer ou communiquer responsable. A lire absolument

NB :La nouvelle version des chaussures en couverture est (selon Martin), 
beaucoup plus solide que les originales qui avaient un soucis de 
qualité redondant!!

mardi 13 novembre 2007

De la Com Verte en Europe


Dans le cadre de notre démarche vers une Communication Responsable, nous effectuons une veille sur ce qui est fait à travers le monde.

Vous trouverez ci-après quelques documents très intéressants concernant l'Eco-communication et la communication environnementale :
- Environnemental Communication (ACT - 1999)
- Environnemental Communication to Consumers : A Nordic Manual
- Environnemental Communication (Pillmann - 2002)

De la lecture pour le Week-end...

vendredi 9 novembre 2007

De la vidéothèque environementaliste

Hier soir, j'avais des amis à la maison pour une soirée vidéo et nous ne savions pas trop quoi regarder. Au final, nous avons décidé de voir (ou revoir) trois films :
- An inconvenient truth (Al Gore)
- Attention Danger Travail (Pierre Carles)
- Surplus : Terrorized into being consumers (Erik Gandini)

Des classiques, pour ainsi dire. Donc, un bon thé, une petite couverture et c'était parti.



Est-il encore besoin de le présenter? Parfois un peu trop scénarisé "à l'américaine", ce documentaire reste une bonne analyse de la situation climatique actuelle. Qui plus est, il constitue une lueur d'espoir là où beaucoup s'enlisent dans le péssimisme.

Si vous souhaitez vous le procurer, plutôt que de l'acheter, abonnez-vous à Terra Economica. Vous pourrez choisir entre replanter un arbre ou recevoir le DVD. Quoique, achetez-le, abonnez-vous à Terra Economica et demandez à ce qu'un arbre soit planté pour vous...



Travailler? Oui, mais à quel prix? Documentaire de Pierre Carles, il soulève des questions intéressante quand à notre manière d'aborder l'humain dans le travail.



Anarchiste, utopiste, ce documentaire nous rappelle à la vigilence. A prendre néanmoins avec des pincettes...

Quelques autres films à avoir dans sa vidéothèque :
- La Bombe (1965) une commande de la BBC, docufiction : et si une attaque nucléaire avait lieu?
- Soleil vert (1973) film de science fiction 1973. La terre n'a plus de ressources
- The Atomic Cafe (1982) La Compil contre le nucléaire...
- Gorilles dans la brume (1988) Préservons les gorilles!
- Pompoko (1994) Toute l'oeuvre de Hayao Miyazaki est un appel à la protection de la nature.
- Who killed the electric car? (2006): le titre est-il suffisement parlant?

Si vous avez des idées pour ma prochaine soirée vidéo...

mardi 6 novembre 2007

De l'intérêt de la communication responsable



Notre société est en constante évolution. Ainsi, la protection de l’environnement et le développement durable d’une manière plus générale, sont sujets à des changements profonds à la fois au niveau politique (Kyoto, Grenelle de l’Environnement, etc…), économique (les actions responsables ne sont plus le seul fait de quelques militants mais une préoccupation d’un nombre croissant d’entreprises) et social (changement des habitudes de consommation, des modes de vie).

Dans les prochaines années, cette préoccupation va s’affirmer légalement au niveau national et européen.

Pour toutes les entreprises conscientes de cette évolution à venir, il est impératif, dès maintenant, de se préparer à la prise en compte de ces changements ; en effet prenons par exemple le secteur de l’Agro-alimentaire. L’histoire récente nous rappelle les crises que celle-ci a dû subir et par voie de conséquences les inquiétudes des consommateurs sur de nombreux produits ( les viandes de bœuf et de volaille, les œufs, les pesticides, les nitrates, les OGM …) la liste est longue et même si le consommateur oublie pour partie ces inquiétudes, la suspicion risque de s’installer pour les entreprises et les marques qui ne mettent pas en place une véritable ombrelle protectrice.

La perception de cette évolution par les consommateurs ne sera pas immédiate car il n’est pas envisageable de changer brutalement de discours mais aujourd’hui une opportunité environnementale se présente et dans un monde concurrentiel il faut profiter des terrains fertiles au plus tôt. L’objectif : devenir ou rester leader de son marché en répondant au mieux aux attentes de ses Clients et de ses Consommateurs.

Une démarche développement durable est longue à mettre en place. Nous proposons d'accompagner les entreprises dans un changement de communication. Cette action n'est néanmoins qu'une étape.

Tout comme le practicien shiatsu doit travailler sur les différents méridiens pour guérir le malade, l'entreprise doit agir à divers niveaux. La communication est un des leviers mais ne doit pas en être le seul.

C'est pourquoi nous travaillons avec des partenaires pouvant agir de manière complémentaire et ainsi proposer des solutions plus globales. De cette manière, nous apportons une réelle plus-value par notre vision responsable de la communication : l'Eco-communication.